Vous remarquerez à droite, après avoir croise la rue Sidi Fatah, l'une des entrées de la mosquée Monlay Slimane, fondée en 1812 par le sultan du même nom.
Plus loin à droite, à l'entrée d'une petite rue ramenant à Bab Chellah, trois arcs brises, qui permettaient jadis d'en atteindre le bassin, appellent l'attention sur une ancienne fontaine mérinide, aujourd'hui occupée par une librairie. Deux séries d'arcatures aveugles à clef de voûte pendante encadrent l'inscription de fondation qui attribue au sultan Abou Farès Abd el Aziz
(1366-1372) la construction de ce petit monument.
- La grande mosquée, fondée probablement en même temps, date dans son état actuel d'une reconstruction quasi totale de 1882. Le minaret, de plan carré, est orné de baies dont les arcs outrepassés sont soulignés par des arcatures dans la partie supérieure. Le couronnement fut ajouté en 1939.
- La rue Souk-es-Sebat , couverte, prolonge la rue Souiqa. C'est le quartier des maroquiniers, des marchands de tissus et des bazars, redoutables pièges pour touristes non habitués au marchandage mais où l'on vous invite avec tant de gentillesse, à entré « pour le plaisir des yeux» ! Il faut ensuite tourner à gauche dans la rue des Consuls.
- La rue des Consuls débouche à gauche, à l'issue de la partie couverte du Souk-es-Sel C'est, avec les deux précédentes. la plus active de la médina. Elle est bordée d'échoppes de tailleurs, marchands de tissus et de tapis. On peut assister, le matin, à la vente à la criée. Sur la droite s'ouvrent des anciens fondouqs.
La rue fut, jusqu'en 1912, le lieu de résidence obligatoire des représentants des puissances étrangères. On y remarquera d'ailleurs, sur la droite, la ruelle du consulat de France ou Louis Chénier, le père du poète, vécut de 1767 à 1782.
- Cette rue aboutit à la place du Souk el Ghezel (du marché de la Laine). Aux XVIe et XVIIe s., les captifs chrétiens y étaient présentés aux acheteurs éventuels. Sur la droite. se trouve la kasba des Oudaïa.
- Donnant sur la place du Souk el Ghezel, la petite rue Hadj Daoui permet de s'enfoncer dans le dédale des ruelles de la médina. On aborde là un quartier dont le calme contraste avec l'animation des ruelles commerçantes de la vieille ville. Les maisons, qui parfois enjambent la chaussée, sont repliées sur leur cour intérieur, Seule une porte à l'encadrement plus ou moins sculpté s'ouvre sur le monde.
On peut rejoindre, par la rue Taht el Hammam, la rue Sidi Fatah.
- La mosquée de Moulay el Mekki , fondée près du tombeau de ce marabout mort au XVIIIe s., fut agrandie en 1907. Elle se signale par une porte à auvent sculpté et un plafond peint sous une Voûte enjambant la rue. Plus loin, la rue laisse sur la dr. la zaouïa de Sidi hen Aïssa et rejoint la mosquée Moulay Slimane , peu avant la muraille des Andalous.
- Depuis la place Souk el Ghezel, on peut également revenir vers l'avenue Mohammed-V en suivant le boulevard El-Alou , qui borde en partie un vaste cimetière séparant la médina de la Côte. Peu avant Bab el Alou, la rue Mohammed-V à gauche , très commerçante et bordée de restaurants, se poursuit jusqu'a la muraille des Andalous.
Durée : 40 mn
Départ : carrefour de l'avenue Mohammed-V et de l'avenue Hassan-Il
- La muraille des Andalons, long rempart rectiligne renforcé de tours, limite la médina Sud. Son nom lui vient des Andalous ou «Moriscos », musulmans chassés d'Espagne par Philippe III en 1609-1610, qui l'édifièrent au XVIIe s.
* A 200 m de l'avenue Mohammed-V, sur la gauche., se trouve Bab el Had, la porte [du Marché] du Dimanche. Remaniée en 1814 par Moulay Slimane, elle s'ouvre sur le boulevard Amar Ibn Yassir entre deux puissantes tours pentagonales. Cette porte, l'une des cinq ouvertures de la ville, est célèbre pour avoir été, au XIXe s., le lieu où les sultans faisaient accrocher les têtes des rebelles. L'ancienne enceinte almohade sur laquelle s'appuie la porte fut achevée probablement en 1197. Elle se développait sur plus de 5 km. La majeure partie demeure bien conservée.
Read More Franchissant la muraille des Andalous, on tourne aussitôt à droite dans la rue Souiqa.
- La rue Souiqa constitue l'artère principale de la médina. On s'y fraie plus ou moins facilement un passage dans la foule, entre deux rangées de petits restaurants et de boutiques, surtout d'alimentation et de quincaillerie. Dans ces dernières, plastique, fer-blanc et objets manufacturés remplacent de plus en plus les produits de l'artisanat traditionnel.